Soutenez les logiciels libres, adhérez à l'APRIL !

Je suis membre depuis quoi ? 1 an ? 2 ans ? de l'APRIL, association pour la promotion et la défense des logiciels libres. Je tenais par ce blog à vous en parler et à relayer une campagne d'adhésion visant à, je cite : atteindre dans un premier temps les 5 000 adhérents avant la fin de l'année.
Promouvoir et soutenir le logiciel libre

L'APRIL, à quoi ça sert ?

Ben, je viens de vous le dire, à défendre et promouvoir les logiciels libres. Cette association, créée en 1996, cherche à faire connaître les logiciels libres et les enjeux qui se cachent derrière ce qu'on appelle les "standards ouverts".

Logiciels libres ? Standards ouverts ? Enjeux ? Kézaco ?

Promouvoir et soutenir le logiciel libre Oui, oui, si on commençait par le commencement... Bon, les logiciels libres, ce sont avant tout des logiciels que tout le monde peut utiliser, légalement et gratuitement. C'est la liberté 0. Nous pouvons citer Firefox, célèbre concurrent d'Internet Explorer, mais aussi Dotclear, le logiciel me permettant de gérer facilement mon blog, de la même façon que pourrait le faire Wordpress, autre logiciel libre de gestion de blog, ou Spip pour gérer un site, et la liste est longue ! Je vous invite à retrouver plein de logiciels libres sur le site de Framasoft.

Mais il ne suffit pas d'être gratuit pour être libre. Prenons l'exemple d'Acrobat Reader, qui sert à lire les documents au format PDF. Ce logiciel est gratuit d'utilisation, pourtant, il n'est pas libre. Car pour être un logiciel libre, il faut que le mode de fabrication (le code source) soit consultable par tout le monde. Il s'agit de la liberté 1. Certes, ça ne vous intéresse pas forcément. Mais c'est pourtant fondamental ! Cette liberté vise à protéger la recherche et la progression de la connaissance. Car quand on parle de logiciels libres, on parle de projets placés sous licence libre. Il s'agit de ne pas interdire, par la mise en place de brevets, l'étude des avancées technologiques et le partage des connaissances. Cette préoccupation fut d'ailleurs d'abord mise en avant par des chercheurs et universitaires qui ont vite compris les menaces que font peser sur le savoir les brevets logiciels.

A cette liberté d'étudier le mode de conception du logiciel, vient s'ajouter la liberté 2, celle de redistribuer des copies du logiciel, gratuitement ou non (la vente est autorisée).

Enfin, quand on parle de logiciel libre, on parle de communautés. Car pour être libre, un logiciel doit avoir une licence lui permettant de rendre possible l'utilisation du logiciel par tout public, la consultation du code source et la redistribution du logiciel. Mais également la liberté 3 de modifier ce code source et de publier ces modifications. L'enjeu est le même que précédemment : faire progresser la connaissance. Ainsi voit-on apparaître autour de certains logiciels de véritables communautés, comprenant des passionnés de l'informatique aidant à améliorer le logiciel en question, mais aussi des traducteurs, des personnes rédigeant de la documentation et de simples utilisateurs aidant les développeurs en leur exprimant ce qu'ils pensent du logiciel et en leur faisant part des améliorations à apporter.

Les enjeux qui se cachent derrière les logiciels libres et les standards ouverts sont doubles :

  • Garantir une qualité et un développement sans entrave de la connaissance. Car plutôt que de réinventer la roue à chaque fois, rien de plus efficace que de partir du travail d'un autre et d'y apporter sa propre pierre. C'est le principe même du libre !
  • Favoriser une bonne compatibilité entre les différentes procédures de communication qui voient le jour, on parle alors d'interopérabilité. De nouveaux logiciels avec de nouveaux formats voient le jour en permanence pour intégrer les nouveautés technologiques du moment. Grâce aux standards ouverts, il est possible de rendre ces nouveaux logiciels compatibles entre eux et avec les autres versions. Car l'enjeu avec Internet est celui d'une communication universelle. Et d'ailleurs, si Tim Berners-Lee n'avait pas placé son invention, le Web, sous licence libre, jamais nous n'aurions connu ce qui constitue la richesse d'Internet : son universalité !

Libre n'est pas gratuit !

Promouvoir et soutenir le logiciel libreNon, non, je ne me contredis pas, car en effet, les logiciels libres sont gratuits pour l'utilisateur. Mais avez-vous pensé aux nombreux et brillants bénévoles qui profitent de leur temps libre pour vous concocter ces logiciels ? La question qui revient souvent : mais comment vivre du logiciel libre alors ? Eh bien, de plusieurs façon en fait.

  • Il y a les bénévoles qui pratiquent le code le week-end comme certains vont faire du sport, comme un loisir. Beaucoup commencent comme ça en fait.
  • Puis après, et selon le succès de son logiciel, on peut devenir "expert" sur le logiciel en question et vendre, non pas le logiciel, mais son savoir-faire. Comme un artisan qui vend par exemple une chaise mais ne vend pas le droit à s'en servir (licence). La personne qui obtiendra ainsi sa chaise pourra l'utiliser, la prêter, la vendre, la donner ou la repeindre...
  • Un autre moyen de gagner sa vie grâce aux logiciels libres, et sans être le concepteur d'un logiciel en particulier, c'est de les utiliser dans son travail. Ainsi, ce sont donc des clients qui paient pour obtenir non pas un logiciel en particulier, mais un service. Libre à chacun d'utiliser un des nombreux logiciels libres ou d'en développer un dans son coin sous copyright. Mais qui dit logiciel libre, vous l'aurez compris, dit gain de temps, et comme le disait si bien Benjamin Franklin : le temps, c'est de l'argent. Par ailleurs, pour répondre à des problématiques particulières de certains clients, on peut être payé pour développer de nouvelles fonctionnalités du logiciel, ce qui alimentera la communauté et forme ainsi un cercle vertueux.

Promouvoir et soutenir le logiciel libreMais malgré tout, tout contributeur à des logiciels libres est avant tout un bénévole et un passionné. Ma récente expérience avec mes petits problèmes concernant Dotclear est un bon exemple. Les personnes qui m'ont répondu le week-end dernier l'ont fait bénévolement et avec une incroyable gentillesse ! Et c'est ainsi une part de leur temps qu'ils m'ont consacrée.

Tout ça pour dire que le libre a besoin d'être défendu. Et plus nous serons nombreux à adhérer à l'APRIL, plus cette association aura de poids pour défendre le modèle du libre.

Le montant minimal de la cotisation est de 10 , mais après vous êtes "libres" (haha !) de donner ce que vous voulez, il vous suffit de remplir le formulaire d'adhésion sur le site de l'APRIL, et le tour est joué !

Je compte sur vous !

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